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Broadcast - Look Outside

# Posté le lundi 09 novembre 2009 12:11

Modifié le samedi 21 novembre 2009 14:38

LE JOUR ET LA NUIT

LE JOUR ET LA NUIT
Réalisé par MÔssieur Bernard-Henri Levy
Avec le fatigué Alain Delon, Ariell
e "moi-je" Dombasle, le comique troupier Karl Zéro, la fanée Lauren Bacall, etc...
Film Français, Espagnol, Belge, Canadien, Roswellien.
Genre : O.F
.N.I (Objet Filmique Non Identifié)
Durée : Beaucoup, beaucoup...beaucoup
trop long.
Année de production : 1996 (Et pourtant... Il parait daté d'ava
nt Méliès)
Interdit à toute personne psychologiquement saine.
Note :
0,5/10


Dix minutes seulement que ce..."film" à débuté que m'a démangée l'envie d'en parler.
Non pas pour en vanter les mérites car il me faudrait faire preuve d'une solide tolérance pour y entrevoir un semblant de qualité tant l'accumulation de fausses notes en font un objet absolument indigeste. L'interprétation tout d'abord qui tenterait à prouver que la présence d'acteurs et d'actrices de renom ne suffisent pas à faire d'un film un classique instantané. Lauren Bacall, Jean-Pierre Kalfon et Alain Delon. Mais aussi, surtout et malheureusement Karl Zero et Arielle Dombasle. Si les premiers n'ont d'autre choix que de suivre la direction d'un écrivain qui se voulait cinéaste, on reprochera l'ambition d'un Karl Zero qui n'a de talent que dans ce qu'il sait faire: Animer des émissions de télé et de radio. Il faut l'entendre parler aussi haut qu'un mal-entendant et déblatérer des dialogues dont l'ineptie n'a d'égal que la grotesque interprétation d'Arielle Dombasle qui, je le souligne, est dans la vie la partenaire de Bernard-Henri Lévy. Ce qui explique sans doute sa présence au générique. Elle a le malheur de jouer "faux" sur un texte qui sonne "faux". Avec toutefois assez de suffisance et de prétention pour faire rire aux éclats le plus sérieux d'entre nous. Et la voir se foutre à poil à sa fenêtre avec autant de plaisir que si elle passait une visite médicale n'a rien de très excitant. D'ailleurs Levy semble croire que les quelques scènes de nu dont il nourri son sujet suffisent à maintenir l'attention du spectateur.On excusera malgré tout à Zero et Dombasle leur peu d'expérience cinématographique. Ce qui n'est pas le cas d'un Delon rarement vu aussi mauvais au cinéma. Sorti de ses innombrable rôles de flics, il semble incapable de montrer à l'écran la moindre capacité à émouvoir au travers d'une psychologie de bazar. Ne lui reste plus qu'à saisir l'arme salvatrice qu'il pointera sur sa tampe droite afin de nous délivrer du mal que son jeu nous inflige. Il n'y croit pas? Qu'il se rassure,nous non plus. Bacall quand à elle n'est là que pour enrichir le casting de son nom. Kalfon est peut-être malgré tout le seul dont on regrette la présence. Les situations qui le mettent en présence des autres intervenants sont peut-être les seules auxquelles nous pourrions montrer un minimum d'intérêt.

Le rythme du film est celui d'un épisode de Derrick. Mou, attentiste, sans saveur, lénifiant, soporifique. Je dois être stupide pour ne pas avoir saisi où a voulu en venir Levy. Peut-être même mon cerveau aurait-il décidé de se mettre sur "off" afin de ne pas avoir à ingurgiter tant d'incohérences? Toujours est-il qu'il m'a fallut une sacrée dose de courage pour tenir durant presque deux heures (!!!). Combien de fois ai-je failli mettre un terme à l'enivrant désir de couper le son, l'image et carrément le lecteur pour me ressourcer devant une oeuvre offerte par un Lynch, un Tarkovsky ou bien encore un Truffaut bien de chez nous? Autant le cinéma italien a su faire preuve d'une médiocrité sans nom en adaptant à sa manière de grands classiques de l'anticipation il y a presque trente ans au travers d'improbables productions fantastiques, autant Levy a persisté dans sa volonté de nous offrir un scénario (mdr!) original (re-mdr!) n'ayant alors même pas l'excuse de s'être inspiré d'une oeuvre au départ terriblement fragile. Face à Levy, Pecas et Mocky sont des génies. A coté de Dombasle, Alice Sapritch aurait été de son vivant l'une des dix plus grandes actrices française. Quand à Zero, il ferait passer l'inenarable Bernard Menez pour un Depardieu puissance mille.

Le montage est une véritable catastrophe. Pour les plus sceptiques, dix minutes de projections suffiront pour les en convaincre. L'un des objets qui confortent le film dans le grotesque est très certainement la bande-son du pourtant génial Maurice Jarre et qui tranche odieusement avec ce qui nous est proposé. La musique en effet fleure parfois la romance devant un parterre de pantins désarticulés que l'on n'oserait pas s'offrir, même par masochisme.

Je devais au départ parler d'un film qui nous tient à coeur à Anna et moi. Il viendra par la suite et fera sans mal de l'ombre, du moins je l'espère, à cette critique qui ne doit son existence qu'à l'ampleur des dégâts dont la responsabilité est l'oeuvre de BHL.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 15:34

Modifié le samedi 31 octobre 2009 16:32

LE CUISINIER, LE VOLEUR, SA FEMME ET SON AMANT

LE CUISINIER, LE VOLEUR, SA FEMME ET SON AMANT
Réalisé par Peter Greenaway
Avec Richard Bohringer, Helen Mirren, Tim Roth Plus...
Film néerlandais, britannique, français.
Genre : Comédie dramatique
Durée : 2h.
Année de production : 1989
Interdit aux moins de 12 ans
Titre original : The Cook, the Thief, His Wife and Her Lover
Note :
9/10




« Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant » situe son action entre le fastueux décor d'une salle de réception aux atours flamboyants, les cuisines enfumées et bruyantes où se préparent les mets les plus raffinés, et les sanitaires immaculés où se joue la rencontre entre la femme du titre et son amant.

La première tout d'abord. Qui nous donne à contempler les pitreries grotesques d'un tyran qui débauche pour l'occasion un parterre d'individus devant une épouse impuissante à réguler le flots incessant de vulgarités scandées de manière systématique par son restaurateur de mari. Un type qui cache malgré sa verve impressionnante, un personnage gras, ordurier, odieux et autoritaire que personne ne semble pouvoir, ni même vouloir, contredire. La pièce centrale dans laquelle évoluent les personnages est elle-même à l'image de ce pitre. Indécente, vulgaire, exubérante. Sous des tonnes d'artifices qui embourgeoisent les lieux, le monstre rendu fou par l'insidieux soupçon d'adultère de sa femme, renverse tout sur son passage. La toute première scène du film d'ailleurs nous montre combien le personnage peut s'avérer dangereux et l'on craint alors le pire lorsqu'il professe des menaces à l'encontre de celui qu'il découvrira dans les bras de sa femme. Un libraire qui se fera passer un temps pour gynécologue, provoquant ainsi les soupçons du « voleur » qui verra en lui un concurrent potentiel.

La chasse commence alors entre le prédateur et ses proies (sa femme et l'amant de celle-ci). Promettant de trouver, de tuer et de manger celui qui a osé toucher son épouse, l'homme se lance à sa poursuite entre les cuisines et les toilettes qui furent le c½ur d'un amour sincère entre les amants. Immaculées mais pas innocentes, aucun autre témoin que le spectateur n'assistera à leurs furtifs mais néanmoins dangereux ébats. Une pièce froide, impersonnelle, qui tranche rigoureusement avec l'éc½urante salle de réception aux tapisseries moyenâgeuses. D'ailleurs si certains détails du film ne marquaient pas de leur empreinte l'époque à laquelle se joue le drame, on supposerait aisément que l'intrigue se situe quelques siècle en arrière. Les plus beaux plans offerts en mets sont sans conteste ceux des quelques scènes finement mises en scène par Peter Greenaway dans l'arrière salle des cuisines. On comprend que le cinéaste alors, avant d'être cinéaste, était peintre. Un art qu'il a su transposer au travers d'images d'une stupéfiante beauté. Les couleurs et le placement des personnages en font des peintures vivantes d'une délicatesse et d'une rigueur artisanale inouïes. Il n'y a guère que le décor des toilettes pour refroidir les rétines chauffées à blanc par tant de beauté.

« Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant » n'est peut-être pas qu'un prétexte à montrer une succession d'images sorties de l'esprit fertile d'un cinéaste talentueux mais aussi et surtout le talent d'une brochette d'acteurs impliqués dans une histoire de vengeance. Et même de deux puisqu'après que l'amant ait subit celle d'un mari trompé qui a opté pour une solution radicale en l'éliminant, ce dernier sera lui-même victime de celle de sa femme qui exprimera auprès du cuisinier, devenu pour l'occasion son confident, celle voir son mari tenir sa promesse de manger l'homme qu'il a fait tuer.
En « libérant » sa femme de son amant, le restaurateur va inconsciemment la délivrer du joug dont elle est victime auprès de ce dernier. On la voit au terme d'une intrigue passionnante devenir enfin maitresse de ses actes et de ses pensées lorsque d'une voix froide et reposée elle ordonne à son mari, menacé d'une arme à feu, de manger le pénis de son amant préalablement préparé par le cuisinier et toute son équipe.







Liste des films déjà traités:

Abre los ojos
Alien, le huitième passager
Anna M.
Apocalypto
Bad Lieutenant
Barton Fink
Benny's Vidéo
Bienvenue dans l'âge ingrât
Blue Velvet
Buffalo '66
Buffet Froid
Bug
Bunker Paradise
Burnt Offerings
Calmos
Camp 731
Chamanka
Clean, shaven
Combat Shock
Coup De Tête
Crash
Crimen Ferpecto
Dawn Of The Dead
Dark Water
Delicatessen
Den Brysomme Mannen
Desperate Living
Donnie Darko
Dorothy
El Topo
Ennemis Intimes
Entre ses mains
Eraserhead
Faux-Semblant
Freaks, La Monstrueuse Parade
Frontière(s)
Happiness
Happy Accidents
Henry, portrait d'un tueur en série
Ichi the Killer
Irreversible
Jeux d'enfants
Killing Zoe
L'armée des douze singes
L'homme des hautes plaines
L'invasion des profanateurs de sépultures
La Cérémonie
La colline a des yeux
La Comunidad
La Pianiste
La Vie De David Gale
Leaving Las Vegas
Le Docteur Jivago
Le festin Nu
Le Locataire
Les fantômes du Chapelier
Les Fils De L'Homme
Le Pianiste
Les Proies - Un Frisson Dans La Nuit
Le Vampire De Düsseldorf
Le Vélo de Ghislain Lambert
Los Bastardos
Maniac
Mar adentro
Massacre à la tronçonneuse
Mort Un Dimanche De Pluie
Muertos de Risa
Night Of The Living Dead
Night Train Murders
Nosferatu
Old Boy
Orange Mécanique
Phantom Of The Paradise
Possession
Pour Elle
Predator
Répulsion
Requiem For A Dream
Requiem Pour Un Massacre
Rovdyr
Santa Sangre
Schizophrenia
Série Noire
Session 9
Shine
Shock Corridor
Singapore Sling
Stalker
Storytelling
Sur La route De Madison
Tesis
The Changeling
The Fountain
The Girl Next Door
The Machinist
The thing
Un Air De Famille
Un Mauvais Fils
Visitor Q



# Posté le mercredi 16 septembre 2009 17:29

Modifié le mercredi 23 septembre 2009 14:11