Jeu

Voilà, nouveau concours. Cette fois-ci, la musique est de la partie. Bonne chance.
A gagner cette fois-ci :
Le grand classique du survival "La Colline a des yeux" de Wes Craven - Édition Collector 2 DVD

Détail du coffret:
Livre de 80 pages par Julien Dupuis (journaliste à Mad Movies)
Restauration de l'image et du son
Bonus vidéo
DVD 1
Commentaire audio du réalisateur Wes Craven et du producteur Peter Locke (VOST
DVD 2
Documentaire : «?Retour sur La Colline a des yeux?» (55' - VOST)
Documentaire : «?Les Réalisateurs : Wes Craven?» (VOST)
Reportage sur la restauration du film
Fin alternative
Story-board
Galerie de photos des coulisses
Bandes-annonces
Spot TV
Bonus informatique
Le scénario original
Economiseur d'écran
Liens Internet


PS: une seule tentative par question alors réfléchissez bien. Aucune erreur ne sera rattrapable. Naméo.

1. Quel thème musical a inspiré le classique tecnho "Go" de Moby?
2. Quel artiste est considéré comme le Mozart de la musique électronique?
3. Quel était le premier nom de scène des membres du groupe Kraftwerk?
4. Et quel était le premier des membres du groupe Tangerine dream?
5. Quel groupe né à la fin des années soixante connu deux chanteurs dont la particularité était qu'ils possédaient tout deux le même timbre de voix?
6. Citez 5 des plus importants et emblématiques artistes du label Warp
7. Donnez les titres des trois premiers albums de Pole. Ainsi que le genre musical abordé par l'artiste.
8. Donnez au moins trois noms de groupes auxquels participent ou ont participé Andy Turner et Ed Handley.
9. Quel artiste finlandais est longtemps resté fidèle au label Warp?
10. Quelle spécificité fait de Richard D. James un musicien exceptionnel?
11. Comment nomme-t-on le versant hardcore du drum&bass?
12. Quel genre, initié par Brian Eno fut la spécialité de nombreux artistes tels que Future Sound Of London?
13. Citez une autre formation créée par le duo Future Sound Of London?
14. Et tiens, citez le titre qui lança véritablement la carrière du groupe FSOL en 1991.


Question subsidiaire: C'est simple, placez dans un même paragraphe composé de trois phrases maximum les trois mots suivants. prophylaxie, xenomorphe et Ambigramme.


scores de : critiques-films

1 1/1
2 0/1
3 1/1
4 0/1
5 0/1
6 4/5
7 0/4
8 2/3
9 1/1
10 0/0
11 0/0
12 1/1
13 1/1
14 1/1
Jeu

# Posté le mercredi 27 janvier 2010 17:39

Modifié le jeudi 28 janvier 2010 20:19

LE LIVRE D'ELI

LE LIVRE D'ELI
Réalisé par Albert Hughes, Allen Hughes
Avec Denzel Washington, Mila Kunis, Gary Oldman, etc...
Titre original : The Book of Eli
Long-métrage américain. Genre : Action, Aventure, Drame, Western
Durée : 1h49 min Année de production : 2009
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Note: Fourchette: 8 /10 Couteau: 7,5/10



"Le livre d'Eli" conte le parcours d'un homme dans un décor dévasté par les guerres. Armé d'un sabre, d'un fusil, d'un pistolet mais aussi et surtout d'un livre, il parcours un monde jonché de cadavres. Les routes encombrées de carcasses de voitures rouillées sont autant de pièges derrière lesquelles "Ils" se cachent. "Ils" ce sont ceux dont les mains tremblent et qui pour survivre ont choisi de se nourrir de leurs congénères. Eli va en croiser certains. Mais plus dangereux encore que ces hommes rendus à l'état de bêtes sauvages, il va croiser la route de Carnegie et d'une pléthore d'individus à sa solde. Maître incontesté (et difficilement contestable) d'une petite ville, il envoie quotidiennement ses hommes chercher sur la route, le livre. Ce même livre qu'Eli protège au péril de sa vie. Ce dernier d'ailleurs fait route vers l'ouest. Depuis qu'une voix lui a dicté le chemin à suivre. Si lui montre le visage serein d'un homme qui lutte pour un monde meilleur, Carnegie quand à lui veut asseoir définitivement son pouvoir sur les villageois. S'il peut compter sur une armée entière de soldats c'est parce qu'il possède cette eau qui depuis trente années s'est raréfiée. Posséder le livre dont seul un exemplaire existe depuis que les autres ont été détruits est son seul but et une manière certaine pour lui de détenir le pouvoir sur les hommes.

La route va mener Eli à la rencontre de Carnegie. A la rencontre aussi d'autres personnages qui auront chacun leur importance...

Réalisé par les frères Hughes ( l'excellent " From Hell" avec Johnny Depp), "Le Livre D'Eli" est une fable noire, l'épopée d'un homme qui rêve de voir reconstruit un monde dévasté. Son monde. Lui qui l'a connu avant la catastrophe parcours des milliers de kilomètres vers l'ouest et ce depuis des années. Et c'est au beau milieu d'un décor qui au sens figuré se révèle fantastique mais qui au sens propre pourrait un jour devenir le notre qu'il marche. Et même s'il peut sembler naïf ou bien outré de penser que le renouveau pourrait passer par l'enseignement de la Bible, il faut reconnaître aux frères Hugues une vision du futur plutôt noire voire même parfois suffocante (voir le superbe prologue au c½ur d'une forêt tapissée de cendres). Et pourtant, malgré ce sentiment étrange que tout tourne au ralenti et que le seul but de chacun est de se protéger des autres, le film transpire au travers du personnage campé par l'épatant Denzel Washington un optimisme rassurant. Car il faut bien avouer qu'au départ, et même sur une large longueur de bobine tout est d'une noirceur et d'un pessimisme crasseux. Pas un individu ne semble pouvoir prétendre à la rédemption. Les faibles eux meurent sous les balles des plus forts qui les pillent des quelques biens qu'ils possèdent. Un couple de vieillard au premier abord plutôt sympathiques fini par montrer son véritable visage. Celui d'anthropophages.

Gary Oldman (qui campe l'inquiétant Carnegie) est égal à lui-même. Flippant! Le genre d'homme dont on n'aimerait pas croiser la route si une telle aventure devait un jour nous arriver. Une sorte de Little Bill Daggett (personnage rencontré et detesté dans le superbe "Impitoyable" de Clint Eastwood) à la manière des frères Hugues. Mila Kunis (qui interprete la jeune Solana) apporte une touche appréciable de féminité dans un monde de brutes que n'aurait pas renié le George Miller du très brutal "Mad Max II". D'ailleurs, il est amusant de constater combien les deux films apportent leur lot de similitudes. Dans le comportement de chacun, l'individualisme du héros dans sa quete dont le résultat sera au contraire bénéfique à tous et la masse des individus sous-cultivés, violents et aussi bien immoraux et dont l'intelligence est si menue qu'ils ne peuvent survivre en tant qu'individu mais au contraire dans la masse inquiétante de congénères du même acabit.
Western post-apocalyptique autant que fable vaguement ésotérique dont l'état de grâce du héros est parallèlement aussi séduisant que son incroyable talent à éviter les balles semble lui-même rebutant, voire énervant, "Le Livre D'Eli" est une très bonne expérience cinématographique. Les sens sont mis à contribution. La vue est le premier d'ailleurs puisque le travail fourni sur les décors, les costumes et l'esthétique générale du film est remarquable. L'ouïe et l'odorat sont particulièrement sollicités eux aussi. Mais au contraire de la vue, c'est chez le personnage d'Eli qu'ils semblent être les plus développés. Ceci a bien évidemment son explication qu'il serait regrettable ici de révéler.

S'il faudra faire un choix entre celui-ci et d'autres, (comme par exemple le "Gainsbourg" de Joann Sfar, décevant malgré l'excellente interprétation d'Eric Elmosnino, de par une approche plutôt étonnante et séduisante mais dont l'aspect biographique manque terriblement de profondeur), il se portera sur le film des frères Hugues.

L'avis de ma Fourchette:

Je pourrais parler de la fin de ce film que j'ai trouvée belle et inattendue, mais ce serait trop en dévoiler pour ceux qui ne l'ont pas encore vu... et je trouve ça frustrant :-(
Je pourrais dire que j'ai aimé cette lumière, cette couleur particulière, cette atmosphère où il semble ne jamais faire jour, où, pourtant, il faut se préserver d'un soleil devenu dangereux alors que des particules venues de cette terre devenue aride et poussiéreuse semblent à jamais le voiler.
Et même si ça m'a d'abord déçue et dérangée, sans doute parce que ça faisait "cliché" et "bons sentiments américains", que ce livre fût la Bible, j'ai trouvée belle cette idée qu'un livre, à l'occurence celui sur lequel se sont construites la plupart de nos civilisations puisse être l'objet d'une quête.
Quête en vue du Bien... ou du Mal... Il n'y a qu'à voir le personnage de Carnegie. Lui connait le pouvoir de ce Livre et de ce que les hommes peuvent en faire en l'interprétant comme ça les arrange.

Un monde sans racine, sans passé, sans livre, sans musique, sans art et sans nature... ça glace le sang.
On se demande à quoi ressemblent les rêves des survivants de la 2eme génération...
Et comme dans tous ces films apocalyptiques, on ne peut s'empêcher de penser... et si demain...?

# Posté le mercredi 06 janvier 2010 04:41

Modifié le mardi 26 janvier 2010 01:29

Prochainement

Prochainement
Réalisé par James Cameron
Avec Sam Worthington, Zoe Saldana, Sigourney Weaver, plus

Long-métrage américain. Genre : Science fiction, Aventure
Durée : 2h41 min Année de production : 2009
Distributeur : Twentieth Century Fox France
Note: Fourchette: 9/10 Couteau: 8,5/10

James Cameron:

Dix ans après l'un des plus gros et plus rentables succès du septième art ("Titanic"), Le mégalomane James Cameron revient avec une idée qui végète dans son esprit depuis de très nombreuses années. Mais ce n'est qu'à la suite de son ½uvre précédente qu'il commence à concrétiser la vision qu'il a de Pandora, l'univers au c½ur duquel nos congénères vont montrer toute l'étendue de leur inhumanité...
Ils sont loin les débuts de Cameron et de sa nullissime suite du classique "Piranhas". Une excroissance qui révèle combien l'homme est chanceux d'avoir pu persévérer jusqu'à devenir le géniteur de méga-productions américaines entrées depuis dans légende. "Terminator 1 & 2", interprété par un Arnold Schwarzenegger alors très à la mode. "Aliens, Le Retour" suite du chef-d'½uvre de Ridley Scott "Alien, le huitième passager", film à l'ambiance oppressante dénaturée par une approche hollywoodienne de type "gros bras" mais qui fonctionne malgré tout. En 1989 le cinéaste tourne "Abyss", une merveille relatant une rencontre du troisième type dans les profondeurs de l'océan. Cinq ans plus tard, James Cameron s'attèle au remake de "La Totale", film français qui bien que nanti de moyens beaucoup moins important que sa version américaine reste toutefois d'une qualité supérieure. Puis vint "Titanic" sur lequel il est inutile de revenir puisque tout le monde connait son histoire et sait le succès qu'il a rencontré. L'évolution du cinéaste est notable depuis ses débuts quand à sa propension à se servir des évolutions technologiques qui lui ont permis d'arriver jusqu'à "Avatar".

L'histoire:

Jake Sully est un marines paralytique qui se déplace en fauteuil roulant. Soldat dans l'âme, il se porte volontaire pour se rendre sur la planète Pandora sur laquelle des groupes industriels rêvent de mettre la main afin d'extraire un minerai rare disponible en très grande quantité et qui permettrait de de résoudre une grave crise énergétique sur notre planète. L'air sur Pandora est irrespirable pour l'homme et c'est la raison pour laquelle le programme Avatar a été mis en place. Le nom du projet est celui des organismes crées à partir de l'adn humain et de celui des Na'vi, les habitants de Pandora. L'armée et les scientifiques se sont liés afin de mettre en place cette technologie qui permet à l'homme d'investir la planète sous l'apparence de ces être immenses et humanoïdes sans les dangers inhérents à ses spécificités biologiques.
Enfermé dans une sorte de sarcophage, Jake est "connecté" mentalement à son double Na'vi dont le rôle est d'infiltrer l'arbre-village au c½ur duquel vivent ses nouveaux compagnons, les fameux Na'vi. En compagnie de Grace Augustine (l'excellente Sigourney Weaver) et d'une équipe de militaires réduite, il entre de plein pied dans un univers qui lui est totalement étranger. Après avoir été séparé malgré lui du reste du groupe, il se retrouve seul dans une jungle hostile où les préceptes de vie lui sont encore inconnus. Alors que sa vie ne tient plus qu'à un fil, il rencontre Neytiri, une Na'vi femelle, qui le mène au c½ur de l'arbre-village où il sera présenté aux habitants dont les plus illustres représentants ne sont autre que les parents de la jeune Na'vi. D'abord suspicieux car habitués à être trompés par l'homme, les sages du village décident de mettre Jake à l'épreuve. Il devra, formé par la jeune Neytiri, apprendre les us et coutumes du peuple Na'vi. Mais c'est sans compter sur le projet dont fait l'objet le village et dont Jake n'est qu'un pion. Deux alternative se présentent alors aux yeux de Jake. Soit il mène à bien la mission pour laquelle il a été envoyé par le colonel Miles Quaritch ou bien il s'oppose à ce dernier, préparant et menant de front le combat qui bientôt fera rage entre les hommes et les Na'vi.

Mon avis:

Voici donc comment débute l'épopée "Avatar". Une bonne manière de comprendre les enjeux humains et ceux, beaucoup plus profonds des Na'vi. Entre intérêts pécuniers, colonisation, extermination et écologie, philosophie, respect de l'autre, on est vite absorbé par l'un ou l'autre des partis. Le choix est vite fait et la majeure partie (si ce n'est la totalité) des spectateurs se rangera du coté des faibles. C'est à dire les Na'vi. Et l'on réalise alors la futilité d'espérer pouvoir contrer la machine de guerre que représente l'homme à l'aide de simples flèches de bois. D'un coté il y a l'homme donc, qui après avoir exploité toute les richesses de sa planète ne trouve aucune autre alternative que celle de piller celles de Pandora. Et de l'autre il y a les autochtones. Et pas seulement les Na'vi mais aussi toute la faune et la flore environnante. Car il n'y a pas de plus grand péché que d'ôter la vie à l'une des nombreuses espèces animales ou végétales de Pandore. C'est ce que va bientôt apprendre à concevoir Jake mais aussi les scientifiques qui contrairement aux premières impressions n'ont pas de but mercantiles mais le désir profond d'étudier la planète, ses habitants et son environnement.

"Avatar" ne ressemble pas à ces dizaines de productions qui misent essentiellement sur les effets-spéciaux. Ces derniers sont nombreux, certes. Mais il servent majestueusement un récit passionnant, quoique étonnement classique. En effet, l'homme nous a toujours habitués à conquérir les terres étrangères, quitte à tuer par milliers les indigènes qui y vivent sans jamais tenir compte de l'harmonie naturelle. L'interprétation de chacun est juste parfaite, qu'elle soit assurée par les acteurs réels ou bien par leurs homologues de synthèse. L'univers tout entier est d'une crédibilité sans faille, Cameron ayant accompli durant dix ans un travail exemplaire sur la flore, la faune et le langage attribué à cette dernière. On ressort de la projection avec le désir profond d'améliorer notre existence ainsi que celui de nos voisins. Tout ceci est bien évidemment utopique mais l'on se prend à rêver d'un monde bien meilleur que celui dans lequel nous vivons. Je n'ai pas le souvenir, après tant d'années de cinéphilie, d'avoir déjà entendu les spectateurs applaudir un film lors du générique de fin. Preuve que Cameron à réussi son pari. Offrir une fable magnifique, colorée, parfois très dure, mais définitivement intemporelle...


L'avis d'Anna:

# Posté le vendredi 25 décembre 2009 23:32

Modifié le mardi 26 janvier 2010 01:01

MORSE

MORSE
Date de sortie cinéma : 4 février 2009

Réalisé par Tomas Alfredson
Avec Kare Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar, plus

Titre original : Låt den rätte komma in
Interdit aux moins de 12 ans
Long-métrage suédois. Genre : Epouvante-horreur, Fantastique, Romance
Durée : 1h54 min Année de production : 2008
Distributeur : Chrysalis Films
Note : 9/10


Oscar, jeune garçon d'à peine douze ans rencontre pour la toute première fois sa voisine d'à coté, Eli, alors qu'il joue avec un jouet dans le parc enneigé en bas de chez lui. Souffre-douleur de certains de ses camarades de classe, il fuit leur compagnie et rêve de trouver le courage d'affronter ses peurs. Il affectionne les faits divers tragiques en les découpant et en les collectionnant ensuite dans un classeur. Elie quand à elle, vit seule avec son père dans un appartement vide où seul trône un guéridon recouvert de petits objets dont un ½uf en métal. La fillette a le teint pâle, les joues creuses et son aspect général semble indiquer qu'elle est malade. En réalité, Elie est un vampire. Sans âge précis, elle et Oscar vont s'apprivoiser, devenir amis avant de s'aimer. Mais alors que la jeune fille dont le mal qu'elle porte en elle l'oblige à tuer pour se nourrir et qu'Oscar qui semble préférer prendre ses distances vis à vis d'elle, rien ne va sembler pouvoir les séparer.


Morse Bande-annonce

Morse Extrait vidéo VO
Morse Extrait vidéo (2)


Que dire sinon que "Morse", film abordant le vampirisme mainte traité au cinéma, n'est rien moins que l'un des plus grands films sur le sujet. D'une beauté graphique et scénaristique hors normes, le film puise dans une légende bien connue des cinéphiles et la transpose dans le milieu urbain d'une petite ville de Suède. Tout déborde de générosité dans "Morse". A commencer par l'impressionnante performance des deux jeunes acteurs dont il faut absolument saluer le jeu subtile et tout en nuance. Voir ces deux personnages fragiles malgré les apparences se découvrir puis s'aimer apporte son lot d'émotion. Eli est pourtant loin de l'image que l'on se fait du vampire. Pas de dentelles, d'yeux cerclés de noir ni de longues et blanches canines. Elie est malade, a le cheveu gras, les yeux rouges et gonflés et sent mauvais. Pourtant, malgré les tares dont elle est affligée, on ne peut que tomber sous le charme de cette gamine qui se retrouve seule après la mort de l'unique personne à avoir pris soin d'elle: son père. Souvent le sens que prennent les titres français par rapport à ceux de leur pays d'origine parait surprenant. Si "Morse" semble n'avoir que peu de rapport avec "Låt den rätte komma in", il faut lui reconnaître une raison d'exister, rendant ainsi le dernier plan bouleversant.
Poétique, le film peut se reveler être aussi parfois saignant, lugubre et austère. Malgré cela l'ensemble est d'une grande homogénéité. "Martin" de Romero fut le premier sans doute à moderniser le vampirisme en le transposant à notre époque. "The Addiction" de Ferrara fut un second de très bonne facture. Quand à "Morse", il sublime le sujet. S'évader durant presque deux heures et croiser la route d' Eli et Oscar, s'est s'assurer une expérience cinématographique rare et précieuse.

# Posté le lundi 09 novembre 2009 12:11

Modifié le jeudi 24 décembre 2009 02:16

LE JOUR ET LA NUIT

LE JOUR ET LA NUIT
Réalisé par MÔssieur Bernard-Henri Levy
Avec le fatigué Alain Delon, Ariell
e "moi-je" Dombasle, le comique troupier Karl Zéro, la fanée Lauren Bacall, etc...
Film Français, Espagnol, Belge, Canadien, Roswellien.
Genre : O.F
.N.I (Objet Filmique Non Identifié)
Durée : Beaucoup, beaucoup...beaucoup
trop long.
Année de production : 1996 (Et pourtant... Il parait daté d'ava
nt Méliès)
Interdit à toute personne psychologiquement saine.
Note :
0,5/10


Dix minutes seulement que ce..."film" à débuté que m'a démangée l'envie d'en parler.
Non pas pour en vanter les mérites car il me faudrait faire preuve d'une solide tolérance pour y entrevoir un semblant de qualité tant l'accumulation de fausses notes en font un objet absolument indigeste. L'interprétation tout d'abord qui tenterait à prouver que la présence d'acteurs et d'actrices de renom ne suffisent pas à faire d'un film un classique instantané. Lauren Bacall, Jean-Pierre Kalfon et Alain Delon. Mais aussi, surtout et malheureusement Karl Zero et Arielle Dombasle. Si les premiers n'ont d'autre choix que de suivre la direction d'un écrivain qui se voulait cinéaste, on reprochera l'ambition d'un Karl Zero qui n'a de talent que dans ce qu'il sait faire: Animer des émissions de télé et de radio. Il faut l'entendre parler aussi haut qu'un mal-entendant et déblatérer des dialogues dont l'ineptie n'a d'égal que la grotesque interprétation d'Arielle Dombasle qui, je le souligne, est dans la vie la partenaire de Bernard-Henri Lévy. Ce qui explique sans doute sa présence au générique. Elle a le malheur de jouer "faux" sur un texte qui sonne "faux". Avec toutefois assez de suffisance et de prétention pour faire rire aux éclats le plus sérieux d'entre nous. Et la voir se foutre à poil à sa fenêtre avec autant de plaisir que si elle passait une visite médicale n'a rien de très excitant. D'ailleurs Levy semble croire que les quelques scènes de nu dont il nourri son sujet suffisent à maintenir l'attention du spectateur.On excusera malgré tout à Zero et Dombasle leur peu d'expérience cinématographique. Ce qui n'est pas le cas d'un Delon rarement vu aussi mauvais au cinéma. Sorti de ses innombrable rôles de flics, il semble incapable de montrer à l'écran la moindre capacité à émouvoir au travers d'une psychologie de bazar. Ne lui reste plus qu'à saisir l'arme salvatrice qu'il pointera sur sa tampe droite afin de nous délivrer du mal que son jeu nous inflige. Il n'y croit pas? Qu'il se rassure,nous non plus. Bacall quand à elle n'est là que pour enrichir le casting de son nom. Kalfon est peut-être malgré tout le seul dont on regrette la présence. Les situations qui le mettent en présence des autres intervenants sont peut-être les seules auxquelles nous pourrions montrer un minimum d'intérêt.

Le rythme du film est celui d'un épisode de Derrick. Mou, attentiste, sans saveur, lénifiant, soporifique. Je dois être stupide pour ne pas avoir saisi où a voulu en venir Levy. Peut-être même mon cerveau aurait-il décidé de se mettre sur "off" afin de ne pas avoir à ingurgiter tant d'incohérences? Toujours est-il qu'il m'a fallut une sacrée dose de courage pour tenir durant presque deux heures (!!!). Combien de fois ai-je failli mettre un terme à l'enivrant désir de couper le son, l'image et carrément le lecteur pour me ressourcer devant une oeuvre offerte par un Lynch, un Tarkovsky ou bien encore un Truffaut bien de chez nous? Autant le cinéma italien a su faire preuve d'une médiocrité sans nom en adaptant à sa manière de grands classiques de l'anticipation il y a presque trente ans au travers d'improbables productions fantastiques, autant Levy a persisté dans sa volonté de nous offrir un scénario (mdr!) original (re-mdr!) n'ayant alors même pas l'excuse de s'être inspiré d'une oeuvre au départ terriblement fragile. Face à Levy, Pecas et Mocky sont des génies. A coté de Dombasle, Alice Sapritch aurait été de son vivant l'une des dix plus grandes actrices française. Quand à Zero, il ferait passer l'inenarable Bernard Menez pour un Depardieu puissance mille.

Le montage est une véritable catastrophe. Pour les plus sceptiques, dix minutes de projections suffiront pour les en convaincre. L'un des objets qui confortent le film dans le grotesque est très certainement la bande-son du pourtant génial Maurice Jarre et qui tranche odieusement avec ce qui nous est proposé. La musique en effet fleure parfois la romance devant un parterre de pantins désarticulés que l'on n'oserait pas s'offrir, même par masochisme.

Je devais au départ parler d'un film qui nous tient à coeur à Anna et moi. Il viendra par la suite et fera sans mal de l'ombre, du moins je l'espère, à cette critique qui ne doit son existence qu'à l'ampleur des dégâts dont la responsabilité est l'oeuvre de BHL.

# Posté le dimanche 27 septembre 2009 15:34

Modifié le dimanche 27 décembre 2009 00:41